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jeudi 11 août 2011

Show wOw !






Les champions de la Capitale 2011
en démonstration!

Le lundi 15 août à 20 h 30
Au bar-coop l’AgitéE
(251, rue Dorchester, Québec).

Entrée : 5 $


Les champions de la capitale :


5ème: Mateüs
4ème: Annie Beaulac
3ème: Darko
2ème: Paul Dallaire
1er: Thomas Langlois.


C'est eux que les spectateurs de Québec ont choisi pour se rendre à Montréal (fin septembre) afin de participer au Grand Slam, les finales provinciales, et y représenter la région. À cet effet, ils se préparent rondement, nos champions en slam de poésie de la Capitale.

Puis, sans doute aimeriez-vous en profiter un peu, voir et entendre ce qu’ils concoctent, ce qu’ils y présenteront pour nous représenter, justement…


SLAM cap vous propose une occasion unique de les voir réunis dans un même spectacle, et sans l’aspect compétitif.


Au cours du spectacle, les cinq finalistes slameront chacun quatre textes, ceux qu’ils proposeront au cours du Grand Slam, histoire de nous en faire profiter un peu ici à Québec. En même temps, ce spectacle permettra d’amasser des fonds pour contribuer aux dépenses inhérentes à leur déplacement.

C’est donc à un spectacle au bénéfice des spectateurs (en plaisirs intenses) et aux slameurs (les fonds pour leur déplacement) auquel vous êtes conviés.

Avis aux poètes: un Micro ouvert précédera la partie.
Le nombre de place étant limité, veuillez vous présenter sur place à 20h00.
Ce micro ouvert s’adresse particulièrement à ceux et celles qui, désireux de participer à la prochaine saison dès les premières joutes, n’ont pas eu l’occasion de nous faire entendre leur travail… Si c’est votre cas, inscrivez-vous d’avance au micro ouvert dès maintenant en nous écrivant à slamcap@live.ca

Présenté par SLAM cap et le Tremplin d’actualisation de poésie (TAP) en partenariat avec le bar-coop l'AgitéE. Merci à nos commanditaires: Éditions Vents d’Ouest et Réserve phonique (édition sonore).








samedi 11 juin 2011

Les finalistes 2011

Par Geneviève Lévesque, assistante slammestre

Les présentations sont maintenant faites. Vous trouverez ici la liste des neuf slameurs qui se sont qualifiés pour briguer au titre du meilleur slameur de l’année dans la capitale lors de la finale, ce lundi 20 juin. Si vous désirez en connaître davantage sur eux, vous trouverez (par un simple clic) des textes de présentation écrits par les intéressés eux-mêmes.

Les slameurs qui se sont qualifiés
pour participer à la finale de la Capitale :


Pour accéder à l’ensemble des textes de présentation (par ordre alphabétique), cliquez;
ou vous pouvez cliquer sur le nom du slameur de votre choix dans la liste qui suit :

Annie Beaulac
Émie Bernier-Hudon
Paul Dallaire
Darko
Matthias Gagnon
Thomas Langlois
Roger Mariage
Mateüs
Olivier Parent

Nous avons demandé aux slameurs et slameuses finalistes de répondre à quelques questions dans le but de vous faire connaître l'envers de leur décor. Ce sont leurs réponses, qui oscillent entre le jeu et le sérieux, que nous vous donnons à lire… sans censure!

[o]_[o]

Pour connaître les règlements d'un Slam de poésie, cliquez.

Pour savoir comment participer à un Slam de poésie, cliquez.

Pour connaître le mode de sélection et de fonctionnement des jurys, cliquez.

Pour connaître le déroulement d'un Slam de poésiecliquez.

Pour connaître le déroulement d'une saison régulière et des éliminatoires, cliquez.

Merci à nos commanditaires : Éditions Vents d’Ouest et Réserve phonique (édition sonore).

mercredi 8 juin 2011

Les finalistes 2011

Annie Beaulac

Âge (entre deux), sexe (dès que faire se peut)

Mon occupation : femme aux cheveux mous et frisés, poète, conteuse, mère de famille, éducatrice en service de garde... et bien plus encore!!!

Ce qui m'a amené à faire du slam : lors d'un cours de création littéraire, l'un de mes professeurs nous a fait entendre une performance audio d'André Marceau... C'était il y a 5 ans. Du Tam Tam Café à La Galerie Rouge, de L'AgitéE au Café Babylone en passant par le Café Nagua... J'ai pris le micro pour ne plus jamais le laisser tomber!!! Depuis ce jour, poésie et oralité vont de pair!

Ce que j'aime du slam de poésie : partager mes textes et faire vivre des émotions au public par la force des mots et du langage.

jeudi 2 juin 2011

Les finalistes 2011

Émie Bernier-Hudon

Je recherche la magie dans toutes les sphères de la vie. Pour l’instant, je travaille par ci par là et je chill dans l’air ambiant. Le voyage est devenu interne. Parce qu’il y a des trésors cachés à l’intérieur de chacun de nous et qu’il faut les trouver pour avancer et en faire bénéficier les autres. J’aime la scène, si je perds pendant trop longtemps le contact avec elle, mon énergie créatrice s’éparpille dans mon quotidien et ce n’est pas tout le monde qui est apte à l’apprécier sans la froisser. La scène, c’est une thérapie. L’écriture, c’est un exutoire. Il paraît, que j’incarne la poésie. C’est un cadeau et il faut le partager. Pour moi, le slam c’est du partage. Un pour tous, tous pour un, un moyen d’expression et de compréhension accessible à un public assez large. C’est probablement la dernière année que j’y participe. Ce fut une belle étape dans mon cheminement. Le slam m’a permis de rencontrer des personnes fantastiques et le goût de me dépasser. Je n’aime pas trop l’aspect compétitif, il est souvent aléatoire selon les juges qui fusent de soirée en soirée. Je crois que l’important c’est de savoir rester vrai, et ça rapporte; dans le slam comme dans la vie. Je ne suis pas un nom. Je ne suis pas un score. Je suis. Vous êtes. Nous sommes. Entre les silences des non-dits et les lignes qu’on récite se dissimule une vérité : une réponse muette.

lundi 30 mai 2011

Les finalistes 2011

Paul Dallaire

Je suis professeur au cégep Collège Shawinigan, responsable du programme d'Arts et lettres.
Ce qui m'a amené à faire du slam ? Sébastien Dulude m'a transmis un jour une invitation d'André Marceau à aller slamer... j'y suis allé sans trop savoir de quoi il retournait... j'ai gagné ma première soirée! ...
Ce que j'aime par-dessus tout dans le slam, du moins à Québec, ce sont les gens, les spectateurs qui sont très à l'écoute et qui apprécient les textes, les lectures, ils manifestent leur appréciation!
L'aspect compétitif est ce qui m'ennuie le plus... même si je comprends que c'est peut-être ce qui a amené un plus grand dynamisme dans l'art de la parole, semble-t-il, mais bon...

jeudi 26 mai 2011

Les finalistes 2011

Darko

Je viens de la scène rap, ainsi que d’une autre planète. Je suis parmi vous depuis peu, quoiqu’en chiffre humain on me donne l’âge de Jésus votre Sauveur. Mais les miracles, très peu pour moi…
Je suis diplômé de l’Université de la Rue (majeure en vagabondage, mineure en vie de ruelle) après des études avortées à l’UQAM en animation et recherches culturelles.
Je parasite maintenant à temps plein le corps d’un jeune libraire sexy du quartier St-Jean-Baptiste nommé Mathieu Dechêne.
Je m’intéresse au Slam depuis que j’ai dû m’inscrire à une compétition de slameurs anglophones de Montréal pour sauver le prix du « cover » afin de ne pas amputer mon budget d’alcool.
Compte tenu de l’aspect inclusif et totalement non-objectif du Slam, je vois la compétition dans cette discipline principalement comme une lutte contre mon pire ennemi, c’est-à-dire mon égo.
N’ayez crainte : je viens en paix. Enfin, c’est ce que je vous laisse croire…

samedi 21 mai 2011

Les finalistes 2011

Matthias Gagnon

Sur la scène, il y a un gars en chaise roulante, teint pâle, tout maigre, regard perçant, un peu complice. Il prend son temps, savourant le silence de la foule pour lui-même et aussi parce que le silence, c'est ce qui donne leur poids aux mots. Puis, il porte le micro à ses lèvres et sa voix claire et jeune se fait entendre dans la salle. Elle résonne au rythme d'une musique qu'on imagine sans peine, même si, ce soir, elle n'est pas là. On y reconnaît un hip hop de textes, qui n'a pas peur d'être dénudé de son beat pour briller différemment. Des sons qui riment se dégage la pensée du gars en chaise roulante : réflexive, intime, ouverte. En finissant son texte, le gars en chaise roulante se présente : Matthias, alias Tête d'automne ou Cottonmouth, membre en règle du collectif Feuilles et Racines.
feuillesetracines.bandcamp.com

mercredi 18 mai 2011

Les finalistes 2011

Thomas Langlois

Je m'appelle Thomas Langlois, mais je pense de plus en plus à me chercher un pseudonyme afin de séparer mon personnage scénique de mon identité privée, afin que les gens offusqués sachent auquel des deux en vouloir. En dehors du slam, j'étudie à temps plein à l'Université Laval, je fais partie du BAC en théâtre; je suis un vendu de la scène. C'est après m'être retrouvé un peu par hasard à la finale de Québec en 2009 au cours d'une période assez difficile de ma vie, période où je ressentais la nécessité d'extérioriser une très grosse frustration personnelle, que j'ai commencé à convertir ma petite poésie kitch en un style beaucoup plus incisif et phonétique. Je n'avais rien à prouver, mis à part peut-être ma capacité à cracher plus de dix-huit insultes la minute; autant sur scène que dans ma vie sociale, je me foutais éperdument de la réception de mon entourage. Pour moi la violence du langage, la poésie cruelle des mots est avant tout un moyen du purgation personnelle et, surtout, une manière d'attaquer directement l'état larvaire qui saoule la conscience collective et la maintient dans l'ineptie. Par l'esprit d'euphorie et de vivacité qui m'anime lors des compétitions de slam, je cherche à provoquer le public, à lui transmettre mon énergie afin de le forcer à quitter son état de passivité confortable et à réagir même si, parfois, ça chie royalement. Je vois la compétition comme une vomissure collective de mots et d'états d'âmes, un don de soi entre les différents poètes avec qui je partage la scène. Je ne vois pas la compétition pour ce qu'elle est, mais bien pour ce que j'en garde; il ne s'agit pas d'un battle mais plutôt d'une communion festive.

samedi 14 mai 2011

Les finalistes 2011

Roger Mariage, célibataire

Je suis peintre (non pas avec de la peinture à numéro, mais avec de la peinture sico...). Je suis également un artiste. Bref, je peux dire que je suis un artiste-peintre!

Le slam me donne l'occasion de pouvoir présenter et, surtout, peaufiner les numéros d'humour de mon spectacle Voir la réalité en pleine farce.

La compétition m'incite à peaufiner encore plus mes numéros, ce que je recherche justement. En ce qui me concerne, c'est un excellent stimulus. Meilleure elle est, meilleur est le spectacle. D'ailleurs, avant d'être un compétiteur, je suis un spectateur, un spectateur qui apprécie la qualité et la recherche de la qualité. J'encourage donc les autres compétiteurs à me faire tripper au maximum, pour que, lorsque viendra mon tour, je puisse le leur rendre au centuple...

mercredi 11 mai 2011

Les finalistes 2011

Mateüs

J’aide des enfants ayant des déficiences intellectuelles et des troubles du comportement dans leur vie quotidienne.

C’est suite à ma participation à des micros ouverts de poésie, que j’ai été initié au slam, par André Marceau et Annie Beaulac.

J’aime le slam et son aspect compétitif parce que ça nous pousse à nous améliorer, à travailler davantage, à trouver de meilleures façons pour rejoindre les gens qu’on a en face de nous.

jeudi 5 mai 2011

Les finalistes 2011

Olivier Parent

Je suis étudiant en secondaire 5 à l’ESRC, ce n’est pas ma vocation, mais j’ai presque terminé. J’entre l’année prochaine au programme littérature du Cegep Garneau, question d’améliorer ma technique et de découvrir des auteurs inconnus.

J’ai découvert le slam à travers Grand Corps Malade. J’ai trouvé ses textes intéressants et je me suis demandé s’il y avait des soirées slam à Québec. Notre bon vieux Google m’a vite déniché SLAM cap et j’ai eu droit au poste de juge pour mon premier match à l’AgitéE. J’ai adoré et me suis donné 1 mois pour monter sur scène. 7 mois plus tard, j’ai lu un texte de 30 secondes tout en vibrant de stress avec des caillots d’adrénaline coagulée dans les tempes. Ce fut un de mes plus beaux moments et j’y suis retourné le mois suivant.

Les soirées slam permettent d’entendre des textes incroyables, on y rencontre des gens supers et l’ambiance est bonne, mais ce que je préfère, c’est la compétition. Pas parce que c’est important d’être le meilleur, mais parce que cela pousse à se dépasser, à essayer des trucs nouveaux et à écrire pour la déclamation. Le système de pointage est très subjectif, mais c’est ce qui fait l’essence du slam (ça fait aussi une excellente excuse si on fait moins de points une soirée, Héhé…). En gros, je ne prends pas ça trop au sérieux, mais j’ai toujours hâte au prochain match.