vendredi 26 octobre 2012

Si le slam te brûle les lèvres



L’étincelle par excellence, celle qui occasionne les mots allumés et qui attise la flamme par les mots, le slam de poésie, est toujours en mouvement. Ainsi, il demeure constamment à la recherche de nouvelles recrues.

Si le slam te brûle les lèvres, si l’idée de présenter tes textes (de 3 minutes maximum) dans le cadre d’une compétition amicale, où l’auditoire est galvanisé par ce qu’il entend, tu es évidemment bienvenu…


Mais, afin de t’inscrire comme concurrent à un slam de poésie, tu dois d’abord participer à au moins un de nos micros ouverts. Et tu dois aussi voir comment se déroule la joute en question.

Nous t’invitons chaleureusement à consulter notre calendrier et à te présenter à notre prochaine rencontre pour t’inscrire au micro ouvert. On a bien hâte de t'entendre!

Pour plus de détails, sur le slam de poésie, comment y participer, ses règlements, la façon dont un match se déroule, consultez: «Petit guide pour ceux qui veulent slamer»

À noter que le coût d’entrée au Slam de poésie est de 5 $.


mardi 9 octobre 2012

Premier Slam de poésie de la saison !

Septième saison de SLAM cap et de la Ligue québécoise de slam (LiQS)




Lundi 15 octobre 
Ouverture des portes : 20 h 00 
Au café-bar l’AgitéE
(251, rue Dorchester, Québec). 

Entrée : 5 $

Une partie de plaisir où les mots, la voix, la bouche et le rythme nous réservent des surprises. 

Huit slameurs se démèneront pour gagner la faveur du public dans une compétition amicale. Chacun n’aura que trois minutes pour convaincre un jury choisi au hasard dans l’assistance. Le slameur ne peut utiliser que le pouvoir de sa prestation et de ses mots (sans accessoire, ni instrument de musique)… Tout compte fait, au Slam de poésie, ce sont toujours les spectateurs qui gagnent !

Il ne faut pas manquer le tout premier Slam de poésie d’une saison qui s’annonce exaltante à Québec. On peut s’attendre à ce que cette nouvelle année en slam démarre sur les chapeaux de roues avec les slameurs concurrents…

 
Les slameurs : 

Denis Belley
Valérie Côté
Vincent Deslauriers
Delphe Infini
KJT
Kalil Mnasri
PaolOdyssé
Wilhelm

Slammestre :
André Marceau.
Juge de ligne :
Louis Desruisseaux.
Ponctuation musicale : DJ Pistémique.



Avis aux poètes : un Micro ouvert précédera la partie, 
venez participer à cette fête de l’oralité (arrivez tôt pour vous inscrire). Le micro ouvert est également la tribune idéale pour vous faire connaître et, éventuellement, participer à une joute (si tel est votre désir).

Présenté par SLAM cap et le Tremplin d’actualisation de poésie (TAP), chaque Slam de poésie à Québec se tient le troisième lundi du mois, au bar-café l’AgitéE (coopérative de solidarité).

Cette édition du Slam de poésie est inscrite dans la programmation du Festival littéraire Québec en toutes lettres.

jeudi 4 octobre 2012

Prochain Vendredi de poésie



Vendredi 12 octobre,
20 h 30,
Au Tam Tam Café
(421, boul. Langelier – à l’angle du boul. Charest est, à Québec)

Entrée libre, sortie gratuite, 
poésie vivante.

Comme le veut la coutume aux Vendredis de poésie (VdP) du TAP, la scène libre suivra la première partie avec des poètes invités.

Poètes invités : Yves Laroche, Jacques Ouellet, Odile-Marie Tremblay

Les VdP : des rencontres en poésie sans cérémonie qui, en toute convivialité, sont animées de façon simple mais spontanée, parfois drolatique et souvent inattendue… enfin, tout pour nous aider à se délecter.

Avis aux poètes : scène libre !  
Venez donner vie à la scène dans vos mots et par votre présence (en lecture, en interprétation ou en performance) ! Inscription à compter de 20 h 00.

Animateur : André Marceau.

Avant la soirée :
18h00 – souper avec les poètes invités… afin de prolonger le plaisir d’être ensemble et de fraterniser sur la base de la poésie, nous avons pris l’habitude de manger au Tam Tam Café avant la soirée. Une occasion mensuelle de faire de belles rencontres personnelles. Les repas au Tam Tam sont simples, mais excellents à des prix très abordables. Les repas sont servis jusqu’à 19h00.

20h00 – lancement du petit livre Imaginer un monde, auquel vous convie le Printemps des Poètes. Cette publication fait suite à un projet de médiation culturelle réalisé en collaboration avec le Centre Jacques-Cartier. Le recueil comprend des textes de C.B., Sarah Dutil, Isabelle Forest, Éric Gingras, Cindy Labonté, Marilou Leclerc-Dufour, André Marceau, Sylvie Nicolas, Marie-Pierre Pagé, Michel Pleau, Katy Roy et Marianne Sobraquès.







 
Cette édition des VdP est inscrite à la programmation
du festival Québec en toutes lettres.



Ayant lieu chaque 2ème vendredi du mois depuis 1998, les Vdp sont présentés par le Tremplin d’actualisation de poésie (TAP), en partenariat avec le Centre communautaire Jacques-Cartier (CJC) et le Tam Tam Café, avec le soutien du Calq ainsi que de l’Entente de développement culturel (Ville de Québec et Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec). Les dernières publications des poètes invités :

Yves Laroche : Fulgurites (textes et photographies), Des Antipodes, 2011 ;
Jacques Ouellet : N’y allez pas, Jacques Ouellet, Éditions du Noroît, 2004 ;
Odile-Marie Tremblay : Les dieux divisibles, Noroît, 2012.

Les poètes invités :

Yves Laroche :
Yves Laroche enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy, où il a fondé le Centre d’études poétiques, qui a publié en 2007 Le désaveuglé (Noroît), un collectif sur l’œuvre de Robert Melançon. En 2006, il a publié un recueil de collages, L’alcool des jours et des feuilles (Noroît). Depuis, il s’adonne à l’écriture de fulgurites, textes brefs inspirés du haïku.



Jacques Ouellet :
Jacques ouellet est né à Québec en 1947. Il a publié son premier recueil en 1987, Qui ose regarder, aux editions Léméac qui lui valu le prix Octave Crémazie. Il a collaboré à des collectifs et à des anthologies au Québec, en France et en Belgique. La série Les Poètes de l’Amérique française l’accueillait en avril 2010. Au Noroît, il a fait paraître 4 titres.




Odile-Marie Tremblay :
Originaire de Chicoutimi, Odile-Marie Tremblay est géographe médicale, fait de la coopération internationale et parcourt le monde depuis plusieurs années. Installée à Québec, elle partage son temps entre son travail dans le milieu de la santé et la poésie. En 2008, elle reçoit la mention au Prix Piché pour la suite Les pieds à contre-courant. Les dieux divisibles est son premier recueil. 

vendredi 28 septembre 2012

Elle n'a jamais fait de slam

Une chronique de André Marceau
avec la collaboration de Richard Sage et de Geneviève Lévesque

La chronique « Il/elle n’a jamais fait de slam » vise à faire connaître des poètes et leur poésie qui, bien qu’écrite pour le livre, peut susciter l’intérêt des amis du slam. Puisque le blogue est d’abord et avant tout écrit (et non sonore, parlé ou vidéo), la publication de quelques poèmes s’avère appropriée. 

Marie-Hélène Montpetit

Marie-Hélène Montpetit a publié deux recueils de poèmes, 40 singes-rubis et  
Dans le tabou des arbres aux éditions Triptyque. Elle a participé à de nombreuses lectures publiques et publié dans les revues Estuaire, Exit et Moebius. Elle a chanté, écrit et composé au sein du groupe de chanson-rock Marie et ses 4 maris et du groupe de création L’Hôtel du bout de la terre. Elle était de la tournée du spectacle de poésie Amériquoises conçu par Christine Germain.
- Photo : Marie-Hélène Montpetit aux Francofolies 2010 (photo par Marie-Charlotte Aubin).

Dernier recueil publié : Dans le tabou des arbres, éditions Triptyque, 2007, 54 pages.

À l’instar des autres poètes invités à la chronique « Il/Elle n’a jamais fait de slam », Marie-Hélène Montpetit a rédigé un court texte pour nous expliquer pourquoi elle n’a jamais participé à un slam de poésie.

Je n’ai jamais fait de slam parce que : 

Quand j’avais dix-huit ans, le slam n’existait pas. Robert Gravel venait de fonder la ligue nationale d’improvisation, la LNI. Ça marchait fort. On reprenait la formule, on créait des équipes, on jouait dans les bars au sein d’une ligue de quartier, on s’exprimait comme ça. Ensuite, de mon côté, j’ai fait de la chanson. Je composais sans instrument, à partir des mots; il en fallait beaucoup pour garder le rythme, empêcher que la mélodie ne tombe. Un animateur m’avait dit : On dirait du raï. J’ai pensé : oh, quel beau compliment! Un autre me disait : tes paroles déboulent, on dirait du rap. On jouait aussi dans les bars, on participait à des concours, on faisait beaucoup de spectacles, c’était fougueux! Mais un jour, j’en ai eu marre, je n’ai plus eu envie ni de scène, ni de podiums, ni de compromis ni d’être soumise, en direct, chaque soir, avec la peur au ventre, à l’appréciation du public, d’un jury, de critiques. Je me suis envolée en fumée. C’est pourquoi, je suis partie toute seule, un jour, de mon côté, avec mes feuilles, mon crayon mine. Je goûtais au silence, à la solitude, j’appréciais de n’avoir de comptes à rendre à personne, de vivre et d’écrire à mon rythme, de ne plus avoir à me mettre en scène, à plaire, jusqu’à l’épuisement, avec l’énergie du désespoir! Je pouvais prendre mon temps, revoir mes textes, plonger, explorer, ressentir, travailler à la structure du poème, vivre, «inventer», jouer, loin des exigences des uns et des autres, de leur regard.

Si j’étais née plus tard, j’aurais peut-être fait du slam, dont les règles, me font, peut-être à tort, penser à celles qui prévalent dans les concours de chanson.
Plus tard, j’ai aimé que le livre ait une vie propre, que je n’aie pas à le défendre bec et ongle, sur scène, pour qu’il existe; aimé qu’il vive sa vie sans moi.
Pourtant, j’adore la scène,
j’aime lire à voix haute, seule
ou accompagnée d’un ou d’une poète instrumentiste qui improvise à mes côtés.
Nous accomplissons alors parfois une sorte de vol plané, périlleux, lumineux,
qui nous met en joie
mais je n’ai plus envie d’être liée à un groupe
ni d’être évaluée par un jury après une lecture.
J’ai envie d’aller et de venir, à pas légers
et de sortir de scène comme j’y suis entrée,
émue d’avoir confié mon secret à l’oreille de quelqu’un.


Quelques poèmes 
extraits de 40 singes-rubis et de  
Dans le tabou des arbres
par Marie-Hélène Montpetit
Éditions Triptyque, 2002 et 2007



Le matin crie Heïdi dans le chalet du lit

Mon corps est un sofa
dont les coussins bayent aux corneilles

Dans la corbeille du sommeil
j’ai lavé cette nuit du linge sale de famille

Le matin en retour de labour
s’étire
à travers les sillons de ma carte du ciel

(40 singes-rubis, p. 17)



Je suis ta sœur par les mains
Je suis à toi par la taille
Je verse à l’abandon dans ta bouche
                         ma fièvre
L’été fait le lézard sur le sommier vapeur

Dans le moule calcaire de tes os
je rêve
et l’océan dévore de partout nos plaisances

(40 singes-rubis, p. 28)




Dans l’air enfumé de la pièce
je me rêve Lady
malgré l’oiseau avarié qui dort sous ma tignasse
et ces osselets qui dépassent de sous ma jupe
baby
quand je me couche par terre sur le linoléum
les yeux écarquillés
dans ma corolle mince de hanneton
usée à l’encolure

(Dans le tabou des arbres, p. 46)



 - - -
Poèmes extraits de 40 singes-rubis, éditions Triptyque, 2002, 54 pages
et de Dans le tabou des arbres, éditions Triptyque, 2007, 54 pages
Pour lire les chroniques précédentes, cliquez.

jeudi 6 septembre 2012

Prochain Vendredi de poésie



Vendredi 14 septembre, 
20 h 30, 
Au Tam Tam Café 
(421, boul. Langelier – à l’angle du boul. Charest est, à Québec) 

Entrée libre, sortie gratuite, 
poésie vivante. 

Comme le veut la coutume aux Vendredis de poésie (VdP) du TAP, la scène libre suivra la première partie avec des poètes invités.

Poètes invités :
Valérie Côté, Normand Génois et Renaud Longchamps (St-Ephrem).
À noter : nous accueillons un ou une poète d’une autre région chaque mois (le cas échéant, la ville est mentionnée entre parenthèse suite au nom).

Les VdP: des rencontres en poésie sans cérémonie qui, en toute convivialité, sont animées de façon simple mais spontanée, parfois drolatique et souvent inattendue… enfin, tout pour nous aider à se délecter.

Avis aux poètes : scène libre !
Venez donner vie à la scène dans vos mots et par votre présence (en lecture, en interprétation ou en performance) ! Inscription à compter de 20 h 00.

Animateur : André Marceau.

Ayant lieu chaque 2ème vendredi du mois depuis 1998, les Vdp sont présentés par le Tremplin d’actualisation de poésie (TAP), en partenariat avec le Centre communautaire Jacques-Cartier (CJC) et le Tam Tam Café, avec le soutien du Calq ainsi que de l’Entente de développement culturel (Ville de Québec et Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec).

Les dernières publications des poètes invités : 
Valérie Côté : Mon sang se fixe à l’aube, Éditions de l’Étoile de mer, 2012 ; 
Normand Génois : Va-nu-pieds, éditions du Noroît, 2009 ; 
Renaud Longchamps : Utopies, Écrits des forges, 2012. 

Les poètes invités

Valérie Côté (Québec) : 
Valérie Côté a obtenu un bach en communication publique et un certificat en création littéraire à l’Université Laval. En 2006, elle a dirigé Graines d’écrivains, recueil rassemblant les textes de 50 étudiants. Poète et slameuse, elle a publié dans des collectifs sur papier ou cd. Son premier recueil, Mon sang se fixe à l’aube, est paru en 2012.

 

Normand Génois (Québec) : 
Normand Génois a publié 3 recueils aux éditions du Noroît : L'écrin des jours en 2002, Le même souffle en 2005 et Va-nu-pieds en 2009. Il a fait paraître aussi des textes dans diverses revues : notamment la défunte revue Nouaison, la revue Poésie des éditions de l'Oésie, Estuaire. Il participe régulièrement à des lectures de poésie et à des projets de création poétique. 


Renaud Longchamps (Saint-Ephrem) : 
Poète, romancier et critique, Renaud Longchamps a publié de nombreux recueils de poèmes dont les trilogies de Décimations et de Communions. Il a reçu le Prix Émile-Nelligan (1988) pour Légendes suivi de Sommation sur l'histoire et le Grand Prix du Festival international de la poésie (1992) pour Décimations : La Fin des mammifères. Les Éditions Trois-Pistoles ont publié ses œuvres complètes en dix volumes.

mercredi 22 août 2012

Elle n'a jamais fait de slam

Une chronique de André Marceau
avec la collaboration de Richard Sage et de Geneviève Lévesque

La chronique « Il/elle n’a jamais fait de slam » vise à faire connaître des poètes et leur poésie qui, bien qu’écrite pour le livre, peut susciter l’intérêt des amis du slam. Puisque le blogue est d’abord et avant tout écrit (et non sonore, parlé ou vidéo), la publication de quelques poèmes s’avère appropriée. 

Catherine Fortin

Poète et biologiste, Catherine Fortin a publié trois recueils de poésie aux Éditions du Noroît : Ainsi chavirent les banquises (1994), Le désarroi des rives (2000) et Le silence est une voie navigable. Elle habite maintenant la Côte-du-Sud, à Saint-Jean-Port-Joli, où elle est née en 1948. Depuis 1996, elle a participé à de nombreuses lectures publiques, a contribué à des périodiques au Québec et en France, et certains de ses poèmes ont paru dans des anthologies.

Dernier titre paru : Le silence est une voie navigable, Éditions du Noroît, 2007, 75 pp.

Mentions : Finaliste au Prix Desjardins/Salon du livre de Québec en 1995 pour : Ainsi chavirent les banquises. Finaliste au prix du Gouverneur général en 2007 pour : Le silence est une voie navigable. Prix Aubert-de-Gaspé, Salon du livre de la Côte-du-Sud, en 2011, pour l'ensemble de son œuvre littéraire.


À l’instar des autres poètes invités à la chronique « Il/Elle n’a jamais fait de slam », Catherine Fortin a rédigé un court texte pour nous expliquer pourquoi elle n’a jamais participé à un slam de poésie.

 Je n’ai jamais fait de slam parce que : 

— parce que je me compte parmi
« les va-nu-pieds les vauriens […]
ceux qui ne veulent ni gagner ni perdre
mais s'en aller acquittés exonérés
toujours plus près du silence ».
— parce que, par nature, les règles, je les fuis. Autant que faire se peut, j'évite la compétition et la hiérarchie qui en résulte.
— parce que je suis entrée en poésie par l'écrit et que les livres font toujours partie de mon «matériel de survie». Si j'écris maintenant autant pour être entendue que lue, j'ai été longue à apprivoiser la lecture en public.
— parce que j'aime qu'en tout temps et en tous lieux, les lecteurs prêtent leur propre corps (voix et souffle) à mes mots. Il m'arrive d'être éblouie par les slameurs dont le jeu s'inscrit dans le vif et l'éclat. Cependant, je trouve que le poème sur papier se prête mieux à la rêverie lente et ainsi laisse des traces plus durables.


Quelques poèmes 
extraits de Le silence est une voie navigable
par Catherine Fortin
Éditions du Noroît, 2007


avec ta bouche tu écris sur ma peau
des mots que je ne comprends pas
mais je lis dans tes yeux
ce que tu lis dans mes yeux
et je sais
que nous sommes loin d’ici

nous sommes loin d’ici
et cette pensée dans ma bouche
à son tour s’éteint contre ton visage

plus tard cette même pensée
portée par le ressac de la nuit
reviendra jouer de sa brûlure
contre l’absence de mots

p. 22


Sommes-nous vraiment en voyage
ou devant un vertige sans nom
— dont on se souviendrait avoir escaladé
les lisses parois?

Au plus vif de l'insoutenable
nous avions de petites attentions
mutuelles inexpugnables
à étaler sur les comptoirs
quand il faisait trop soleil
et que brûlaient nos yeux cœlacanthes

p. 60


Quand nous aurons aboli
ce qui dans le noir se conjugue
radoubé les avaries
blanchi les soubresauts
vaincu la déraison et les ogres
de notre ensevelissement
nous logerons nos espoirs
plein les cubicules
les trous de rochers
les lacunes dans nos aptitudes
jusqu’à débordement
sauvage et gratuit

p.74


 - - -
Poèmes extraits de Le silence est une voie navigable, Catherine Fortin, Éditions du Noroît, 75 pages, 2007.



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jeudi 16 août 2012



Show wOw !
Les champions de la Capitale 2012
en démonstration ! 

Le lundi 20 août 
à 20 h 30 
Au café-bar L’AgitéE 
(251, rue Dorchester, Québec).

Entrée : 5 $ 

Les champions de la capitale : 
La championne 2012 de la Capitale Véronica Rioux, ainsi que trois autres des champions 2012 de la Capitale : Olivier Parent, Thomas Langlois et KJT.


Ce sont ceux que les spectateurs de Québec ont choisis pour représenter la région de Québec au Grand Slam, les finales du Québec qui auront lieu à Trois-Rivières à la fin de septembre. À cet effet, ils se préparent rondement et ce spectacle nous donnera un bon aperçu de ce qu’ils présenteront pour nous représenter au Grand Slam.

C’est une occasion unique à ne pas rater, que vous propose SLAM cap, de les voir réunis dans un même spectacle et, sans l’aspect compétitif, slamer chacun quatre textes. Ce spectacle permettra d’amasser des fonds pour contribuer aux dépenses inhérentes à leur déplacement.

C’est donc à un spectacle à la fois au bénéfice des spectateurs (en plaisirs intenses) et aux slameurs (les fonds pour leur déplacement) auquel vous êtes conviés.

Avis aux poètes : un Micro ouvert précédera la partie. 
Le nombre de place étant limité, veuillez vous présenter sur place à 20h00. Ce micro ouvert s’adresse particulièrement à ceux et celles qui, n’ayant concourus, désireraient participer à notre prochaine saison… Si c’est votre cas, inscrivez-vous d’avance au micro ouvert dès maintenant en nous écrivant à slamcap@live.ca

Présenté par SLAM cap et le Tremplin d’actualisation de poésie (TAP), chaque Slam de poésie à Québec se tient le troisième lundi du mois, au café-bar l’AgitéE. La prochaine saison débutera en octobre. Merci à nos commanditaires : Planète Rebelle et Réserve phonique (édition sonore).